Cinq conseils clés pour mieux gérer la période d’examens de vos enfants.

Gestion des émotions / Réalisation des objectifs

Cinq conseils clés pour mieux gérer la période d’examens de vos enfants.

Pendant la période d’examens notamment lors des années de passage de niveau comme le brevet et le baccalauréat, les parents s’impliquent intensément au point qu’ils ont l’impression qu’ils passent les évaluations avec leurs enfants. Ils sentent que leurs enfants font partie intégrante d’eux et de leur vie au point qu’ils ont beaucoup de mal à réagir de la meilleure manière ce qui crée une tension et un stress supplémentaire pour l’enfant.

Qu’il en fasse des tonnes ou pas assez, vous tombez souvent dans les mêmes pièges dans la relation avec votre enfant : vous estimez qu’il ne prépare pas bien, ne profite pas au maximum de son temps ne s’implique pas suffisamment et la liste est longue. Tout ceci vous laisse ressentir de l’inquiétude et vous incite à imposer votre façon de faire au point que parfois cela devienne étouffant. Aussi, que vous vous le voudriez ou pas, vous transférez vos émotions négatives à votre enfant ce le pousse souvent à fuir les études, à être agressif ou même à avoir des blocages ou des trous de mémoires.

Voici quelques conseils pour savoir comment aider au mieux votre enfant lors de la période d’examens sans le stresser ou l’étouffer.

1- Vous n’êtes pas votre enfant

Autant prendre du recul pour revoir les choses autrement : vous voudriez que votre enfant apprenne de votre expérience de vie ou qu’il évite ce que vous avez peut-être fait comme erreur en tant jeune ; sauf, comme vous, votre enfant a besoin de vivre ses expériences de sa manière afin d’apprendre et d’avancer dans sa vie.

A noter que tout un chacun a vraiment l’envie de faciliter la vie à ses enfants de telle manière à leur éviter de la souffrance, alors qu’en réalité, cela ne leur donne pas l’occasion d’explorer leurs potentiels internes et de découvrir le sens de la responsabilité.

Conseil n°1 :

Revoir votre degré d’implication de telle manière à cadrer l’enfant et à l’orienter en lui laissant une marge de manœuvre pour qu’il apprenne à se responsabiliser.

2- Cherchez votre calme en restant ferme

Ressentir beaucoup d’inquiétudes durant la période d’examens est tout à fait normal sauf que cela peut engendrer un transfert d’émotions à votre enfant car il est déjà stressé et il peut devenir angoissé en voyant ses parents, en tant que référence, dans un état de stress et d’anxiété.

A noter que voir et sentir ses parents calmes et confiants aiderait l’enfant à augmenter sa confiance en soi ; c’est l’occasion de lui faire comprendre que le plus important c’est ses compétences pour gérer tout type de situation.

Conseil n°2 :

Faire preuve de calme dans ses paroles, et la montrer en termes d’attitudes et comportement. Cela donnera de l’assurance à l’enfant en le rassurant et montrant votre disponibilité en cas de besoin.

3- Comprenez votre enfant

En étant plus jeune, des situations d’examens ont été vécues et des souvenir concernant les tensions, les pensées et les émotions ressenties restent mémorables.

Les parents devraient, alors et dans des situations pareilles, tenter d’être compréhensifs mais sans pour autant encourager certains comportements. Un bon conseil serait de leur dire que vous comprenez la difficulté que représente cette période mais qu’il ne faut pas pour autant se défouler sur la famille, car cela rendrait les choses encore plus compliquées pour lui et pour le reste de la famille, autant favoriser l’empathie et non la sympathie.

A noter que cette période est une occasion pour établir et renforcer une relation positive avec son enfant de telle manière à favoriser une communication non violente basée sur la compréhension sans exagération.

Conseil n°3 :

Être à l’écoute de son enfant sans encourager son stress et en posant des limites. Cela correspond au fait d’avoir « une main de fer dans un gant de velours ».

4- Proposez sans imposer des techniques ou astuces

Optez pour le conseil plutôt que l’ordre adressé à votre enfant. Donnez-lui les différentes manières de travailler et proposez-lui de les essayer afin de trouver celle qui lui correspond. Et surtout acceptez qu’il en adopte une différente de la vôtre. Encouragez-le à avoir une approche des petits pas (petits objectifs pour faire une bonne préparation) et de tester les techniques de travail ce qui lui permet de se donner confiance et de se projeter poussivement dans un futur proche.

A noter qu’une méthode ou technique ayant donné fruit dans son cas ne veut pas sous-entendre qu’automatiquement elle fonctionnera pour autrui. Aussi, toute expérience doit être perçue plutôt comme un apprentissage et non un échec.

Conseil n°4 :

Laisser la porte ouverte à son enfant. Accepter qu’il puisse refuser l’aide proposée mais lui dire qu’il peut toujours revenir vers vous pour tout type de besoin.

5- Evitez de parler d’échec

Même si vos intentions sont bonnes, évitez de parler d’échec de manière négative ou en dédramatisant son effet. Il faudrait plutôt parler des faits et rester positif jusqu’au bout sans, bien sûr banaliser la situation. Si c’est votre enfant qui est dans la projection ou l’anticipation négative, sachez que cela produit les peurs d’un futur qui lui semble insurmontable.

A noter qu’il est important de se concentrer sur l’instant présent en encourageant son enfant à agir et faire à faire notamment les révisions ; autant lui rappeler l’action dépend de lui mais le résultat non, alors qu’il fasse de son mieux pour avoir des bonnes surprises.

Conseil n°5 :

Si votre enfant vous dit “De toute façon je ne l’aurai pas”, il faut lui répondre que vous comprenez qu’il ait peur, mais que cela l’empêche d’être dans l’instant présent, d’être dans l’action.

D’autres conseils peuvent aussi être importantes tels :

  • une alimentation équilibrée qui évite les excitants et favorise les aliments nourrissants. A favoriser les fruits secs, riches en nutriments, pour stimuler ses neurones et qui apportent de l’énergie sans rendre l’enfant pour autant agité.
  • la respiration qui est notre première source d’énergie et très utile en terme d’apaisement. Il est donc essentiel de «bien» respirer pour faire bénéficier son cerveau de l’oxygène et pour favoriser le calme lors de la préparation.
  • le repos en veillant à garder un sommeil réparateur  en respectant son cycle de sommeil et en évitant les nuits blanches ou les couchers tardifs.

Ainsi, l’accompagnement parental est d’une grande utilité pour rassurer les enfants qui ont besoin, particulièrement lors de cette période, de marques d’affection telles  des encouragements et des compliments pour les rendre plus rassurés et plus confiants.